Le choix de la raison.

Récemment, j’ai pris une décision

 

J’ai 21 ans. Je fais des études intéressantes, j’ai des amis plutôt cool, et une famille sympa. Mais je suis célibataire.

 

Comprenez moi bien, je ne me plains pas d’être célibataire à 21 ans, il n’y a aucun problème la dedans, et je le vis moi même très bien (malgré ce que l’on peut croire, oui, je le vis bien). Ce qui me gêne (mais ce qu’au fond de moi je ne vois pas comme un réel « problème »), c’est le fait de ne pas avoir connu certains aspects que j’aurais du connaître. Je parle bien de la sexualité. Oui, voilà, c’est dit. J’aurais du. Au nom de quoi ? De la société certainement. Il est toujours difficile de tomber sur des articles évaluant l’âge des premières fois: je crois bien que pour les filles il stagne à un peu plus de 17 ans. Donc, en raison de ces statistiques, je suis en retard. Aussi bien à mes propres yeux, qu’aux yeux des autres. 

 

C’est vrai quoi, qu’est ce que ça craint d’être vierge

 

Ce qui est triste, dans le fond, c’est que je pense mes propos. Oui, je trouve ça embêtant d’avoir cette étiquette collée sur le front (invisible, ne soyons pas fous, je ne la montre pas non plus à tout le monde !). 

 

Il n’est pas toujours évident, à mon âge de parler de ça, alors je le fais, ici, j’ai un besoin de m’exprimer. Même si ça me rend triste.

 

Dernier malaise en date, à la fac. Je dois dire qu’il m’avait déjà traversé l’esprit qu’un jour cette discussion pourrait venir sur le tapis. C’est vrai quoi, c’est humain. 

Venons en aux faits: travailler c’est bien, mais les pauses c’est encore mieux. Toute contente, je sors donc de la BU et rejoins des amis assis un peu plus loin sous un porche. 

« Vous parlez de quoi ? » (naturellement, il est toujours bon de savoir de quoi on parle pour s’incruster dans une discussion).

«  De l’âge de nos premières fois ».

Douche froide. 

Finalement, je ne vais peut être pas m’incruster.

Pourquoi, mais pourquoi ? Faire demi-tour maintenant et repartir l’air de rien faisait un peu trop tâche alors j’ai souri et tenté de dévier la conversation.

Une amie a dit qu’elle ne trouvait pas l’âge important. JE SUIS D’ACCORD (Enfin, non). Mais je n’ai pas réussi à le dire.  J’étais là, les bras ballants, attendant que l’instant passe. Pitié que ça finisse vite. Le pire c’est que j’avais l’impression d’être dans un piège, attendant qu’il se referme sur moi. 

Dans ma tête, rapidement, je me suis dit: « mens ». Ce qui est un peu problématique dans la mesure ou je ne peux pas mentir sciemment de cette façon, en racontant un vrai gros bobard. 

Pour la petite histoire, une amie m’avait conseillé de mentir sur ce sujet si un jour cela arrivait. Elle l’avait fait, quand, à 17 ans et débarquant fraîchement en internat, tous ses nouveaux amis n’étaient plus innocents (c’est si mignon, cet adjectif), et avaient lancé ce fameux sujet. 

 

C’est simple, je résume en deux aspects: soit je mens et je « suis comme eux », soit je mens pas et « je suis la vierge » (rien de religieux, avec tout mon respect). Je serais cataloguée, et dans les rares fois ou cette discussion viendrait à ressurgir devant un café, je ne pourrais plus y participer. Je n’aurais plus cette liberté, puisqu’il leur serait aisé de me répondre « tu verras quand tu testeras ». 

 

Concrètement, je vis ça comme une honte. De nouveau, si la société n’était pas aussi incisive dans nos vies et ne réglementaient pas chaque aspect, les choses pourraient être différentes. Il n’y aurait pas « d’âge pour le faire », juste une liberté, un choix du moment et de la personne voulue.

Voila, ce que ça devrait être. Malheureusement, je ne vois absolument pas les choses de cette manière. 

Je ressens un poids sur mes épaules, ce retard que je dois absolument combler.  Et finalement c’est une pression.

Sauf que je vous ai déjà parlé de mon incapacité à tomber amoureuse, et, je crois que j’en ai besoin pour pouvoir avancer. Je recherche pas le super mec qui me fera tomber les jambes à l’envers, juste un minimum d’attraction pour pouvoir franchir ce cap.

 

Il y a 6 mois, je me suis retrouvée au lit avec un ami. Ouai, un ami. Pour ne pas rentrer dans les détails -ce n’est ni le moment, ni l’endroit- lui m’a touchée, mais moi je n’ai pas pu. 

Je me suis dit « mais qu’est ce que tu fous ? ». Je ne pouvais tout simplement pas. C’était au dessus de mes forces. Alors oui, un jour, j’ai eu cette possibilité, et cette possibilité, je l’ai laissé passer. 

 

Maintenant, je m’en veux. Un peu. Parfois. Pas tous les jours. Si j’avais fermé les yeux -l’expression étant ici très mal choisie- je me sentirais « normale ». Je ne serais pas cette fille que je n’ai pas envie d’être. 

Alors, je réfléchis, ces derniers temps, à la possibilité de recommencer avec lui. De tenter. Voir si ça marche. Je me dis que j’ai réfléchi à la situation, que je sais désormais dans quoi je m’apprête à m’engager.

Je sais, je sais profondément que ce n’est pas une bonne idée, que cette décision n’est pas la bonne. Et, dans l’absolu, cela ne se fera pas dans les jours à venir, peut être dans les mois, on ne se voit pas souvent. J’ai encore le temps d’y réfléchir. 

 

Du temps. 

Du temps.

Du temps.

 

J’ai décidé de privilégier la raison sur mon coeur.

 

Advertisements

Le syndrôme du prince charmant

Qui n’a pas vu une seule fois dans sa vie un dessin Disney ? Que la personne qui puisse affirmer cela se dénonce ! C’est vrai quoi. Dans la vie, et malgré les éternels “prend ta vie en main” ou nombreuses ritournelles “c’est toi qui décide de ta vie”, parfois, on est conditionné. Nous, pauvres petits humains. Et celà débute dès notre plus tendre enfance, quand tout boudinés dans nos pyjamas informes on nous baratine le cerveau d’images et autres choses qui nous suivront toute notre vie.

Je m’explique. Ma maman adorée – et mon papa, il va de soi, mais souvent on dit la maman, allez savoir pourquoi- m’a permis de visionner, enfant -donc dans mon pyj cachant mes bourrelets déjà présents- un bon vieux film devant une télé à écran cathodique , un dimanche soir afin de me faire taire. SOIT. L’intention est plutôt cool.

Dimanche soir + La télé + Bonbons = Équation parfaite.

Ouai, mais ce jour là, j’ai vu Cendrillon. Oh la pauvre petite qui fait le ménage et se transforme en zolie princesse et… oh… OH… Elle perd sa chaussure. Et là, malheur, hécatombe, mais ce qui suivi a ruiné ma vision pour le reste de ma vie. Un prince charmant est arrivé. BOUM. Mon petit coeur en morceaux de guimauve fondus.

La Belle et la Bête, n’en parlons pas… L’amour que l’on nous présente, sauve la grosse bête (dès fois j’ai le sentiment d’avoir un niveau orthographique aussi développé que celui d’un enfant de CP, et encore) qui à la fin, bien évidemment, se transforme en beau jeune homme.

Dans ces deux cas, comme dans les autres, une phrase a suivi.

“Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”.

BOUM numéro 2. Bien que, techniquement, je suis loin de m’imaginer mère. Mais en réalité, il y a quelque chose dans ces contes qui m’a fait rêver. Mais cela n’a été que le simple interlude à ma névrose adolescente: les comédies romantiques américaines (que, soit dit-en passant je ne peux désormais plus blairer).

Parce que dans ces cas reste en commun une chose: le Happy End. Le fabuleux, magnifique, wonderful happy end.

Une jeune femme belle, drôle, mince, grande, juste parfaite, rencontre son homologue masculin. Et bien qu’ils se détestent au début, ils finissent par tomber amoureux. Logique. Comme le proverbe “les contraires s’attirent”. Et le “qui se ressemble s’assemble”, j’en fais quoi moi ? Je le mange ?

Je divague. Le truc, c’est qu’avec le temps je suis plus une Bridget Jones en devenir (sans le happy end, bien sur). Plutôt Bridget Jones du générique quoi. Il faut pas se leurrer, elle a quand même du succès notre Bridget finalement.

Je vois mes amies se mettent en couple, sérieusement ou pas. Avoir des histoires, des sentiments, des envies. Quant à moi, je reste scotchée derrière une série TV (honte à moi, mais finalement, j’ai besoin d’un peu de niaiserie dans ma vie certaines fois), à me morfondre.

Mais mon coeur reste froid, vide. J’ai pas de sentiments. Pas d’envies. De l’amitié ? OUI. De l’amour ? NON.

BOUM numéro 3. Il arrive un certain moment ou je commence à saturer. Moi aussi j’ai envie d’un coeur guimauve, de chocolats à la St Valentin ( + 5 Kg), de disputes pour se réconcilier fantastiquement… comme dans les films. Je veux avoir un job parfait, des longues jambes et un mec tout attentionné.

C’est là que ma rancoeur ressort. Je suis persuadée, au plus profond de mon être, que ces conn*ries de contes ont conditionné ma vision des sentiments.

L’homme parfait, mystérieux, inaccessible, drôle, touchant (mon adjectif préféré)… Il doit bien exister quelque part non ? NON ?

Au lieu de ça, rien. NADA.

La vie n’est pas un conte, la vie n’est pas un film romanesque. C’est la vie, tranquille, la routine “métro, boulot, dodo”. C’est pas de sentiments exacerbés, de rencontres magiques, fantastiques. C’est pas ça, la vie. C’est chercher quelqu’un qui nous convient, quelqu’un de bien, qui a des défauts, des problèmes. Il a pas forcément les yeux bleus azurs comme dans les films. Il n’y a pas non plus que le physique. C’est un tout, une alchimie qui va au delà de ce que notre esprit peut comprendre. C’est comme ça, ça arrive, et il ne faut pas s’en faire. Ca arrive.

Le truc, c’est que j’aimerais que ça M’arrive. Voila tout. Le prince charmant, c’est fini tout ça. Mais les sentiments, l’attachement, c’est possible, et ça, je veux le connaître.

 

Alors, Cupidon, si tu m’entends, tes flèches me seraient d’un grand secours.

 

Bisous.

 

PS: Et si tes flèches pouvaient aller vers un sosie de Wilson Bethel, ce serait top.

P.P.S: Oublie, je veux juste une belle histoire. C’est tout. Quelqu’un que j’aime, et qui accessoirement -PRINCIPALEMENT- m’aime aussi. Les joies de la vie à deux, douce, simple, parfois compliquée, avec des imprévus et des accroches inévitables.

Welcome

Welcooooooooome. Holà. Hallo. OYE OYE OYE.

 

Qu’est ce donc ? Un nouveau blog ? Et oui… Que dis-je… Un blog de plus parmi la blogosphère déjà bien encombrée.

Je me présente. Au cas ou quelqu’un lirait ces jolies petites lignes énoncées avec soin. Je m’appelle, sur internet, Caroocacao (Ridicule vous dîtes ? Exactement ! Et c’est ce qui me plaît !). Vous répondez maintenant tous en coeur “Bonjouuuuur Carooo” (AAA oblige).

Bon à vrai dire je fais la maline, mais je ne comprends rien à wordpress. Je sais même pas si cet article va pouvoir paraître.

Sinon, j’ai 21 ans. L’âge de tous les possibles arrête-t-on pas de me dire ! Quésako ! Mes fesses oui. Pardon.

“Caroline était une amie, une superbe fille”. Mc Solaar, c’te lover m’a bien définie. Simple, classe, que dire de plus ? (enfin bon, merci pour “son style pacotille”. Cette chanson est une véritable déclaration d’amour, tu aurais (on se tutoie hein !) pu éviter ce petit détail, merci bien).

Jalousiiiiie radioactive.

En fait, j’aimerais que quelqu’un me chante un jour cette chanson. Niaise ? Certainement… Mais que voulez vous… Depuis notre plus tendre enfance, nous sommes baignés dans ces comédies romantiques et films disneys à gogo. (voir article suivant, j’aime radoter sur mon désespoir). A force ça doit atteindre le cerveau, le brûler, littéralement le carboniser.

Bref, welcome here (vous remarquerez mon niveau d’anglais très développé. Welcome/Hello/Thank you sont mes meilleurs amis).

Have fun les zouzous !

 

Xoxo.